où sont morts tous mes désirs d’autres festins de chair. Tandis que la terre, plongée dans le néant tourne absurdement, traversée çà et là d’éclairs languissants, j’ai goûté l’apocalypse dans la fulgurance de tes baisers. J’ai connu tour à tour la promesse de l’aube, l’espoir et la peur du passé composé. Mais je veux courir encore les sphères incandescentes, m’inscrire pour un temps dans le cercle de nos bras et sonder le mystère d’une vie éphémère dans la fleur de ton amour. |
sa petite robe jaune jetait une tache claire sur la teinte grise de la pierre. De suite je fus charmé par le son éclatant de sa voix. Sa gaieté un peu forcée trahissait quelque secret d’un douloureux passé. Je la revis le soir, vêtue d’une robe noire. Là je captai ses premiers regards, pleins de mystères, tandis que nous communiions aux accents de Victor Hugo. Puis, autour d’une table de bistrot, ce furent les premières confidences, où le passé défile en quelques morceaux choisis : premiers abandons, ceux de la parole qui délivre par la magie d’une oreille attentive. |
Ses grands espaces, ses gratte-ciel et ses dollars! Le soleil n’en finit pas de se coucher sur l’Atlantique. A travers le hublot, j’observe son disque d’or illuminant l’horizon de sa palette rougeoyante. Enfin le grand oiseau se pose: étrange sensation de torpeur et d’ivresse mêlées. Tel Christophe Colomb débarquant de la Santa Maria, j’entre en contact avec les Amérindiens heureux dans leur nudité première. Je suis Jacques Cartier découvrant les immensités laiteuses du Grand Nord où chassent et pêchent les Inuits. Tel François-René de Chateaubriand j’arpente les solitudes sans nom de la Louisiane. Mais bientôt l’appât de l’or vient troubler cette belle harmonie. L’homme, avide de profit, déboise, construit, creuse le sol, fait jaillir l’or noir et couler le sang rouge des Comanches, des Iroquois et des Hurons. Les immigrés, Français, Anglais, Irlandais, Italiens, Polonais débarquent en foule. Des bateaux entiers vomissent leur cargaison humaine y apportant le meilleur et le pire. A la paix des grandes étendues succèdent la prospérité, la richesse et quelques souvenirs. Sérénité des temps anciens, fièvre des temps modernes, subtile alchimie de l’apprenti sorcier qu’est l’homme suspendu entre deux infinis. |
dans la lumière qui palpite, tandis que dans les rues s’agglutinent innocemment les fous de l’écriture. Ils offrent au passant de leur folie la dernière mouture, dans l’élan insensé d’être lus et aimés. |
records à battre à tout prix désespoir du vaincu pathétique triomphe du vainqueur geste phallique Olympie pleure |