La question de l'identité
A la fin du roman, le narrateur, devenu écrivain, entre dans l’histoire. La question de l’identité lui est alors posée, mais il n’a pas la réponse : «Maxime commençait à se demander s’il était victime d’une hallucination, voire de schizophrénie. Passe encore que le destin remette sur sa route l’une ou l’autre de ces femmes qu’il aurait pu connaître autrefois. Jenny par exemple, ou bien Isabelle, rencontrée lorsqu’il n’était encore qu’un jeune poulain inexpérimenté et plein d’illusions. Mais Prisca ou Myriam ! Il ne se souvenait pas avoir connu ces femmes. Elles devaient se tromper, le prendre pour un autre. Maxime avait la sensation d’être pris à son propre piège. Il avait bâti un roman sur ce scénario farfelu d’un héros qui vit neuf vies différentes. Et voilà que son histoire lui revenait à la figure, comme un boomerang.»