{"id":202,"date":"2014-10-20T15:39:42","date_gmt":"2014-10-20T13:39:42","guid":{"rendered":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/?page_id=202"},"modified":"2014-10-20T16:28:09","modified_gmt":"2014-10-20T14:28:09","slug":"la-vie-la-bas-extraits","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/la-vie-la-bas\/la-vie-la-bas-extraits\/","title":{"rendered":"La Vie, l\u00e0-bas # extraits"},"content":{"rendered":"<h6>Petite chronologie d&rsquo;une mort annonc\u00e9e<\/h6>\n<p>La lettre du m\u00e9decin est pos\u00e9e sur le chiffonnier, dans le hall d&rsquo;entr\u00e9e. Nous ne savons pas ce qu&rsquo;elle contient. Il a seulement parl\u00e9 d&rsquo;un s\u00e9rieux probl\u00e8me au foie, sans pr\u00e9ciser. L&rsquo;enveloppe contient aussi les r\u00e9sultats des analyses qu&rsquo;il a ordonn\u00e9es et qui doivent \u00eatre remis demain \u00e0 l&rsquo;oncologue, \u00e0 l&rsquo;Institut Bordet. Myriam redoute le pire. Quand elle m&rsquo;a appel\u00e9 cet apr\u00e8s-midi, elle n&rsquo;a pas pu retenir ses larmes. Moi non plus. Maintenant elle t\u00e9l\u00e9phone pour avertir sa famille et ses amies que demain probablement elle sera hospitalis\u00e9e. Je suis assis dans le salon et j&rsquo;assiste impuissant \u00e0 cette succession d&rsquo;appels qui ressemblent d\u00e9j\u00e0 cruellement \u00e0 des adieux.<\/p>\n<p>Elle n&rsquo;a presque rien mang\u00e9 ce soir. Pas d&rsquo;app\u00e9tit! Cela dure d\u00e9j\u00e0 depuis des semaines. Normal, quand le foie est atteint. A cela s&rsquo;ajoute sans nul doute l&rsquo;angoisse de ce qui l&rsquo;attend. je voudrais bien la rassurer, mais je ne trouve pas les mots. La seule chose que je puisse lui offrir, c&rsquo;est ma pr\u00e9sence et la chaleur de mon corps pour la nuit, la derni\u00e8re que nous passerons ensemble. Sans joie, sans ivresse, simplement \u00eatre l\u00e0.<\/p>\n<table>\n<tr bgcolor=\"#C69C73\">\n<td>\n<h6>Th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 de la mort<\/h6>\n<p style=\"text-align: right;\"><i>\u00ab Tu vas mourir dans une heure et demie,<br \/>\ntu vas mourir \u00e0 la fin du spectacle. \u00bb<br \/><\/i><br \/>\nEug\u00e8ne Ionesco, Le Roi se meurt.<\/p>\n<p>A l\u2019op\u00e9ra, la mort fait g\u00e9n\u00e9ralement l\u2019objet d\u2019une mise en sc\u00e8ne \u00e9labor\u00e9e, avec des allers et retours qui donnent \u00e0 penser que le h\u00e9ros n\u2019en finit pas de mourir. Or la r\u00e9alit\u00e9 n\u2019est pas bien diff\u00e9rente. La mort s\u2019inscrit souvent dans une esp\u00e8ce de valse-h\u00e9sitation qui peut durer des heures, voire des journ\u00e9es.<\/p>\n<p>Tout le r\u00e9cit qui constitue la premi\u00e8re partie de ce livre met bien en \u00e9vidence la dur\u00e9e qui fut n\u00e9cessaire pour que la mort s\u2019accomplisse avec tous ses atermoiements. Chaque jour de ce lent cheminement de quatre semaines, Myriam me pr\u00e9senta un visage diff\u00e9rent, tant\u00f4t joyeux, confiant, passionn\u00e9 ou moqueur, tant\u00f4t triste, inquiet, grave et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9. Mais la progression ne fut pas constante, si bien que, en poussant la porte de sa chambre, je ne savais jamais dans quel \u00e9tat d\u2019esprit je la trouverais. A une journ\u00e9e de lassitude et de d\u00e9sespoir pouvait tr\u00e8s bien succ\u00e9der une journ\u00e9e de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, voire de foi en la vie. Huit jours avant de mourir, elle disait encore: \u00abIl ne m\u2019aura pas.\u00bb Comment d\u00e8s lors ne pas \u00e9prouver toute la th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 de cette mort qui culmine pendant les deux derniers jours?  Mais ce sommet s\u2019inscrit encore dans une dur\u00e9e insoutenable. En effet, le dix-sept juin, quand je p\u00e9n\u00e8tre dans sa chambre, je constate imm\u00e9diatement une nouvelle aggravation de son \u00e9tat. Elle a commenc\u00e9 \u00e0 saigner du nez et sa narine gauche pr\u00e9sente quelques cro\u00fbtes de sang coagul\u00e9. Elle tient \u00e0 la main un petit bassin en carton et me regarde d\u2019un air h\u00e9b\u00e9t\u00e9. Je l\u2019embrasse et essaie de lui sourire, mais je ne peux retenir mes larmes et mon \u00e9bauche de sourire se transforme en rictus. Aussit\u00f4t son visage se fige dans une expression d\u2019horreur: je lui ai renvoy\u00e9 son image mieux qu\u2019un miroir. Je crois qu\u2019\u00e0 ce moment nous avons compris qu\u2019il n\u2019y avait plus aucun espoir. J\u2019\u00e9clate en sanglots, je lui caresse le visage, je couvre ses mains de baisers. Je tente d\u2019arr\u00eater mes larmes et m\u2019en veux de n\u2019avoir pu dominer ma tristesse. La psychologue m\u2019a d\u00e9j\u00e0 expliqu\u00e9 que ces larmes doivent couler, qu\u2019elles t\u00e9moignent de la force de mon attachement. Je me souviens alors que, \u00e0 son entr\u00e9e en clinique, Myriam m\u2019avait dit: \u00abJe vais \u00eatre m\u00e9chante avec toi, comme \u00e7a tu ne me regretteras pas.\u00bb Je lui avais r\u00e9pondu: \u00ab1. Tu ne pourras pas. 2. cela ne changerait rien.\u00bb De fait elle n\u2019a pas pu et je ne pense pas qu\u2019elle ait jamais essay\u00e9. Quant \u00e0 mon regret, il s\u2019exprime ici d\u2019une mani\u00e8re <i>th\u00e9\u00e2trale<\/i>, comme si elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 morte, avec cette diff\u00e9rence qu\u2019elle m\u2019observe pendant que je la pleure. En fait, depuis un mois, toutes les personnes qui ont d\u00e9fil\u00e9 dans cette chambre sont \u00e0 la fois acteurs et spectateurs de la mise en sc\u00e8ne d\u2019une mise \u00e0 mort. Et elle en est tr\u00e8s consciente. Le dix-huit juin, elle dira, apr\u00e8s avoir re\u00e7u le sacrement des malades: \u00ab J\u2019ai l\u2019impression d\u2019assister \u00e0 un spectacle. \u00bb<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre ses origines italiennes expliquent-elles cette r\u00e9flexion. Dans son ouvrage \u00abLe promeneur amoureux\u00bb ,Dominique Fernandez analyse les pr\u00e9tendues invraisemblances de l\u2019op\u00e9ra, lorsque, par exemple, un groupe de soldats chantent \u00e0 tue-t\u00eate: \u00ab Partons, partons \u00bb, mais restent encore dix minutes en sc\u00e8ne. Pour cet auteur, l\u2019op\u00e9ra rend manifestes les contradictions de la vie. En l\u2019occurrence, le soldat voudrait s\u2019\u00e9lancer au secours de sa ville, mais pr\u00e9f\u00e9rerait mille fois rester chez lui \u00e0 l\u2019abri du danger. Or l\u2019on sait que l\u2019Italie est avec la Russie l\u2019une des terres d\u2019\u00e9lection de l\u2019op\u00e9ra. H\u00e9riti\u00e8re de la tradition italienne, Myriam assiste en spectatrice au d\u00e9roulement de sa propre mort. L\u2019oeuvre n\u2019est pas chant\u00e9e, mais comporte n\u00e9anmoins des sc\u00e8nes interminables, ponctu\u00e9es deci del\u00e0 par des temps forts et d\u2019autres plus brefs qui annoncent et pr\u00e9parent le moment du dernier soupir. Quand la souffrance ne se fait pas trop pressante, elle plaisante, elle se moque d\u2019elle-m\u00eame, elle ne veut pas se prendre au s\u00e9rieux. Plaisanter sur la mort, n\u2019est-ce pas une mani\u00e8re de l\u2019exorciser? Elle sait qu\u2019elle va bient\u00f4t mourir, mais ne veut pas en faire un drame, pour la simple raison que c\u2019est un drame. Il n\u2019est pas besoin d\u2019en rajouter. Son principal souci est de demander pardon, comme en attestent des notes griffonn\u00e9es sur des bouts de papier: \u00abPardon \u00e0 ceux que j\u2019ai aim\u00e9s.\u00bb Pardon de quoi? De vous quitter? Sans doute. \u00abPardon, je ne l\u2019ai pas fait expr\u00e8s.\u00bb On dirait une enfant qui s\u2019excuse d\u2019avoir cass\u00e9 une tasse.<\/p>\n<p>Durant les derniers jours, elle parle peu, mais ses propos r\u00e9sonnent comme des sentences. Ainsi: \u00abC\u2019est dans la souffrance qu\u2019on reconna\u00eet les bons et les m\u00e9chants.\u00bb Cette petite phrase toute simple, sans effet oratoire, je l\u2019ai re\u00e7ue comme si elle sortait de la bouche d\u2019un philosophe ou d\u2019un moraliste. Myriam n\u2019avait aucune pr\u00e9tention philosophique, elle parlait avec son coeur, avec en plus cet accent de v\u00e9rit\u00e9 que procure l\u2019approche de la mort.<\/p>\n<p>\nQuand tu acceptas d\u2019entrer dans la mort, Myriam, tu d\u00e9claras: \u00abJe veux dormir.\u00bb C\u2019\u00e9tait le d\u00e9but de l\u2019apr\u00e8s-midi. Les infirmi\u00e8res avaient tir\u00e9 les rideaux et un grand calme se fit dans la chambre. Tu t\u2019endormis. Mais quelques heures plus tard tu t\u2019es r\u00e9veill\u00e9e et un mouvement inattendu te fit tendre les bras en avant. Tu semblais vouloir te lever, mais tes forces te trahissaient. La pompe \u00e0 morphine fut install\u00e9e pour la nuit. Enfin, le lendemain matin, tu me fis ce don extraordinaire de m\u2019attendre pour rendre le dernier souffle. Si on voulait en faire une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre ou un film, il n\u2019y aurait rien \u00e0 inventer. La mort elle-m\u00eame avait organis\u00e9 la mise en sc\u00e8ne.\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<h6>Le grand voyage<\/h6>\n<p style=\"line-height:14px;\">Quand elle re\u00e7ut son corps<br \/>\n<br \/>tout neuf, tout beau,<br \/>\n<br \/>blotti dans le berceau,<br \/>\n<br \/>elle crut que c\u2019\u00e9tait pour la vie.<br \/>\n<br \/>Dehors le soleil brillait<br \/>\n<br \/>et les oiseaux chantaient.<br \/>\n<br \/>Puis elle grandit, ses traits s\u2019affin\u00e8rent<br \/>\n<br \/>et sa peau douce, satin\u00e9e<br \/>\n<br \/>combla de bonheur<br \/>\n<br \/>ses nombreux amants.<br \/>\n<br \/>Le jour o\u00f9 elle perdit les jambes,<br \/>\n<br \/>elle ne comprit pas ce qui lui arrivait.<br \/>\n<br \/>Elles se d\u00e9tach\u00e8rent d\u2019un coup,<br \/>\n<br \/>sans le moindre signe avant-coureur.<br \/>\n<br \/>Plus moyen de sautiller, de gambader,<br \/>\n<br \/>de courir le guilledou.<br \/>\n<br \/>Un matin elle se r\u00e9veilla<br \/>\n<br \/>et vit que ses bras \u00e9taient tomb\u00e9s.<br \/>\n<br \/>Ils gisaient par terre<br \/>\n<br \/>dans une mare de sang.<br \/>\n<br \/>C\u2019en fut fini de caresser,<br \/>\n<br \/>de toucher, d\u2019embrasser.<br \/>\n<br \/>Bah! se dit-elle, tant qu\u2019il me reste<br \/>\n<br \/>un estomac&#8230;et elle se mit \u00e0 manger<br \/>\n<br \/>pour oublier les bras et les jambes<br \/>\n<br \/>et la fascination qu\u2019exer\u00e7aient sur les hommes<br \/>\n<br \/>les courbes de son corps.<br \/>\n<br \/>Un soir en se mettant \u00e0 table,<br \/>\n<br \/>s\u2019aper\u00e7ut qu\u2019elle respirait difficilement.<br \/>\n<br \/>C\u2019\u00e9taient les poumons<br \/>\n<br \/>qui partaient en lambeaux.<br \/>\n<br \/>Un trou b\u00e9ant se creusa dans sa poitrine<br \/>\n<br \/>par o\u00f9 le vent s\u2019engouffra.<br \/>\n<br \/>Ensuite ce fut le tour du foie,<br \/>\n<br \/>de la rate et du tube digestif tout entier.<br \/>\n<br \/>Ses forces l\u2019abandonn\u00e8rent.<br \/>\n<br \/>Puis son sexe si pr\u00e9cieux,<br \/>\n<br \/>ce haut lieu de volupt\u00e9<br \/>\n<br \/>se racornit, se dess\u00e9cha<br \/>\n<br \/>et tout le bas ventre disparut.<br \/>\n<br \/>Il ne lui resta bient\u00f4t plus que le coeur<br \/>\n<br \/>qui continuait \u00e0 battre d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment.<br \/>\n<br \/>Mais pour qui? pour quoi?<br \/>\n<br \/>et pour combien de temps encore?<br \/>\n<br \/>Enfin le coeur c\u00e9da \u00e0 son tour,<br \/>\n<br \/>happ\u00e9 par ce vent glacial<br \/>\n<br \/>qui continuait \u00e0 souffler dans sa poitrine<br \/>\n<br \/>absurdement vide de tout organe,<br \/>\n<br \/>de tout d\u00e9sir, de toute ivresse.<br \/>\n<br \/>Par je ne sais quel myst\u00e8re,<br \/>\n<br \/>la t\u00eate avait r\u00e9sist\u00e9<br \/>\n<br \/>et avait permis \u00e0 cette femme<br \/>\n<br \/>d\u2019assister impuissante<br \/>\n<br \/>\u00e0 l\u2019analyse de son corps.<br \/>\n<br \/>Alors la pens\u00e9e qui l\u2019habitait<br \/>\n<br \/>se mit \u00e0 tournoyer dans l\u2019espace<br \/>\n<br \/>comme une \u00e9toile parmi d\u2019autres.<br \/>\n<\/p>\n<p style=\"line-height:14px;\">Soudain une voix retentit.<br \/>\n<br \/>Ce furent tout d\u2019abord des ricanements<br \/>\n<br \/>et, comme la femme&#8230;enfin la pens\u00e9e<br \/>\n<br \/>de cette femme protestait, indign\u00e9e,<br \/>\n<br \/>disant que c\u2019\u00e9tait pour la vie etc&#8230;etc&#8230;<br \/>\n<br \/>\u00ab De quoi te plains-tu, r\u00e9pondit la voix,<br \/>\n<br \/>Qu\u2019est-ce que la vie?<br \/>\n<br \/>A peine une poussi\u00e8re d\u2019\u00e9ternit\u00e9. \u00bb<br \/>\n<\/p>\n<p style=\"line-height:14px;\">Par je ne sais quel myst\u00e8re,<br \/>\n<br \/>la t\u00eate avait r\u00e9sist\u00e9<br \/>\n<br \/>et avait permis \u00e0 cette femme<br \/>\n<br \/>d\u2019assister impuissante<br \/>\n<br \/>\u00e0 l\u2019analyse de son corps.<br \/>\n<br \/>Alors la pens\u00e9e qui l\u2019habitait<br \/>\n<br \/>se mit \u00e0 tournoyer dans l\u2019espace<br \/>\n<br \/>comme une \u00e9toile parmi d\u2019autres.<br \/>\n<br \/>Soudain une voix retentit.<br \/>\n<br \/>Ce furent tout d\u2019abord des ricanements<br \/>\n<br \/>et, comme la femme&#8230;enfin la pens\u00e9e<br \/>\n<br \/>de cette femme protestait, indign\u00e9e,<br \/>\n<br \/>disant que c\u2019\u00e9tait pour la vie etc&#8230;etc&#8230;<br \/>\n<br \/>\u00ab De quoi te plains-tu, r\u00e9pondit la voix,<br \/>\n<br \/>Qu\u2019est-ce que la vie?<br \/>\n<br \/>A peine une poussi\u00e8re d\u2019\u00e9ternit\u00e9. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Petite chronologie d&rsquo;une mort annonc\u00e9e La lettre du m\u00e9decin est pos\u00e9e sur le chiffonnier, dans le hall d&rsquo;entr\u00e9e. 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