{"id":252,"date":"2014-10-20T17:27:51","date_gmt":"2014-10-20T15:27:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/?page_id=252"},"modified":"2014-10-20T17:54:09","modified_gmt":"2014-10-20T15:54:09","slug":"mon-pere-cet-inconnu-critiques","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/mon-pere-cet-inconnu\/mon-pere-cet-inconnu-critiques\/","title":{"rendered":"Mon p\u00e8re, cet inconnu<br> # critiques"},"content":{"rendered":"<table>\n<tr bgcolor=\"#DED66B\">\n<td>\n<h6>France Bastia, <i>pr\u00e9sidente de l&rsquo;Association des \u00e9crivains belges<\/i><\/h6>\n<p>Il n&rsquo;y a pas tr\u00e8s longtemps, Jacques Goyens d\u00e9couvrait dans sa cave des lettres et des documents ayant appartenu \u00e0 son p\u00e8re mort il y a un demi-si\u00e8cle et, en les parcourant, il prend conscience \u00e0 quel point il connaissait peu ce p\u00e8re aux c\u00f4t\u00e9s de qui il avait tout de m\u00eame v\u00e9cu pendant une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es.<br \/>\n<i>Quant \u00e0 ton pass\u00e9, jusqu&rsquo;\u00e0 ma naissance, c&rsquo;\u00e9tait pour moi un trou noir, une terre inconnue.<\/i><\/p>\n<p>Car, c&rsquo;est en s&rsquo;adressant \u00e0 lui que Jacques Goyens va remonter aux sources &mdash; <i>Tu es n\u00e9 le premier d\u00e9cembre 1908, \u00e0 Bruxelles &mdash;<\/i> et refaire \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s tout le chemin parcouru depuis cette date jusqu&rsquo;\u00e0 cette ann\u00e9e 1960 o\u00f9 <i>Quand je suis rentr\u00e9 \u00e0 midi <\/i>(de Louvain, o\u00f9 il \u00e9tait \u00e9tudiant en philologie romane), <i>tu avais cess\u00e9 de vivre. <\/i>(&hellip;)<br \/>\n<i>A vingt et un ans, je faisais l&rsquo;am\u00e8re exp\u00e9rience de la mort brutale. Tout espoir de dialogue \u00e9tait bris\u00e9. <\/i>(&hellip;) <i>Jusqu&rsquo;\u00e0 ce que je retrouve, quarante-six ans plus tard, tout ce courrier qui s&rsquo;est abattu sur moi comme une tornade et qui m&rsquo;a permis de te faire revivre et de te faire quelques confidences que je n&rsquo;ai pu te dire de ton vivant. Je te les confie maintenant dans ce livre.<\/i><\/p>\n<p>Je ne raconterai ni m\u00eame ne r\u00e9sumerai ici le contenu de ce livre. <i>Mon p\u00e8re, cet inconnu,<\/i> c&rsquo;est un livre qu&rsquo;une fois commenc\u00e9, on ne l\u00e2che plus jusqu&rsquo;\u00e0 la derni\u00e8re page. C&rsquo;est le portrait d&rsquo;un homme que la vie n&rsquo;a vraiment pas g\u00e2t\u00e9, mais que les lettres retrouv\u00e9es ressuscitent si bien qu&rsquo;il finit par nous \u00eatre aussi proche qu&rsquo;\u00e0 son fils. C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;une famille pareille \u00e0 toutes les familles, et pas tr\u00e8s diff\u00e9rente de la n\u00f4tre.<br \/>\nC&rsquo;est aussi, par petites touches ici et l\u00e0, le rappel, en toile de fond, des grands \u00e9v\u00e9nements qui marqu\u00e8rent une \u00e9poque aujourd&rsquo;hui bien r\u00e9volue. Mais si, \u00e0 sa source, <i>Mon p\u00e8re, cet inconnu<\/i>, se voulait le &laquo;&nbsp;souvenir pieux&nbsp;&raquo; d&rsquo;un fils \u00e0 son p\u00e8re, \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e, c&rsquo;est un livre d&rsquo;\u00e9crivain et, sans doute, l&rsquo;un des plus r\u00e9ussis et des plus \u00e9mouvants de Jacques Goyens.<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\"><strong>France Bastia<\/strong> in <i>Nos lettres <\/i>Janvier 2009\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<table>\n<tr bgcolor=\"#fff\">\n<td>\n<h6>Michel Ducobu<\/h6>\n<p>A l&rsquo;heure o\u00f9 bon nombre d&rsquo;\u00e9crivains ou de c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s de toutes sortes se d\u00e9voilent en long et en large dans de complaisantes autobiographies, Jacques Goyens la joue perso en osant \u00e9crire sur un illustre inconnu, son propre p\u00e8re. Dominique Fernandez, de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran&ccedil;aise, l&rsquo;a fait apr\u00e8s lui, en offrant <i>Ramon<\/i> \u00e0 l&rsquo;auteur de ses jours, trop peu fr\u00e9quent\u00e9 par le fils mais bien connu par contre du gratin litt\u00e9raire fran&ccedil;ais. C&rsquo;est un peu la m\u00eame raison qui a pouss\u00e9 Goyens \u00e0 se lancer dans cette aventure inhabituelle: l&rsquo;auteur a perdu son p\u00e8re au moment o\u00f9 il finissait ses \u00e9tudes universitaires. Il l&rsquo;aura c\u00f4toy\u00e9 durant vingt et un ans \u00e0 peine. C&rsquo;est bien trop peu pour conna&icirc;tre un homme d&rsquo;autant plus que ce dernier n&rsquo;\u00e9tait pas du genre \u00e0 s&rsquo;ouvrir facilement. S\u00e9rieux, r\u00e9serv\u00e9, victime du divorce rapide de ses parents, Charles Goyens s&rsquo;est r\u00e9fugi\u00e9, durant sa vie trop br\u00e8ve, dans l&rsquo;\u00e9tude et le travail. Qui \u00e9tait r\u00e9ellement cette &laquo;&nbsp;grande personne&nbsp;&raquo;, cet homme de bonne volont\u00e9 qui s&rsquo;est \u00e9teint \u00e0 52 ans, apr\u00e8s avoir laiss\u00e9 choir sur son lit d&rsquo;agonie le roman inachev\u00e9 de Stendhal, <i>Lucien Leuwen<\/i>&nbsp;? Mon p\u00e8re, ce h\u00e9ros, ce z\u00e9ro, ce N\u00e9ro&nbsp;? Un aventurier, un rat\u00e9, un pater familias despotique&nbsp;?<\/p>\n<p>Rien qu&rsquo;un homme de tous les jours mais, \u00e0 l&rsquo;image du personnage anxieux et scrupuleux de Stendhal (au nom flamand comme le sien&hellip;), un \u00eatre hant\u00e9 par son double, en qui s&rsquo;incarnait \u00e9trangement <i>la dualit\u00e9 entre l&rsquo;id\u00e9al et le r\u00e9alisme.<\/i><\/p>\n<p>Pour recr\u00e9er ce p\u00e8re disparu dans la force de l&rsquo;\u00e2ge et le flou de la distance, pour retrouver ce triste temps perdu, Goyens a eu la chance et l&rsquo;immense m\u00e9rite de pouvoir compulser et exploiter minutieusement une liasse de lettres, de documents divers, de photographies, retrouv\u00e9s comme par miracle au fond d&rsquo;une cave. A la mani\u00e8re d&rsquo;un historien qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 professionnellement et d&rsquo;un romancier qu&rsquo;il a choisi de devenir, \u00e0 l&rsquo;aube de sa retraite, Goyens retrace la vie, les \u00e9preuves, les travaux et les jours de son p\u00e8re, un v\u00e9ritable humaniste, si dou\u00e9 pour la recherche qu&rsquo;il aurait pu \u00eatre non pas seulement chimiste mais \u00e9crivain ou artiste, si la vie l&rsquo;avait mieux trait\u00e9. Son fils a h\u00e9rit\u00e9 de lui la rigueur, le go&ucirc;t du d\u00e9tail, le plaisir d&rsquo;utiliser chaque mot comme un outil, avec justesse et amour. Avec un certain plaisir de collectionneur parfois, un peu \u00e0 la mani\u00e8re du Perec des <i>Choses<\/i> ou de <i>Je me souviens.<\/i><\/p>\n<p>Ce qui fait le charme de cet ouvrage, c&rsquo;est le m\u00e9lange de l&rsquo;ordinaire d&rsquo;une existence toute pareille \u00e0 celle de millions de vies et de l&rsquo;Histoire qui se d\u00e9ploie autour d&rsquo;elle. Le lecteur verra ainsi d\u00e9filer les trois-quarts d&rsquo;un si\u00e8cle \u00e0 sensations fortes, de 1908 \u00e0 1960 et reconna&icirc;tra, \u00e9mu et captiv\u00e9, les \u00e9tapes, les \u00e9v\u00e9nements, les us et coutumes, les d\u00e9cors de son monde \u00e0 lui&nbsp;: Bruxelles du temps jadis, la Province des trains \u00e0 vapeur et des hauts-fourneaux, la C\u00f4te convalescente de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre,  la Normandie du d\u00e9barquement et des vieilles cartes postales&hellip;<\/p>\n<p> Plus qu&rsquo;un devoir de m\u00e9moire, ce r\u00e9cit de vie est un mod\u00e8le, \u00e0 la fois de pr\u00e9cision et de tendresse&nbsp;: le tutoiement que l&rsquo;auteur adresse \u00e0 son p\u00e8re le rapproche enfin d&rsquo;un \u00eatre cher qui m\u00e9ritait amplement d&rsquo;\u00eatre &laquo;&nbsp;livr\u00e9&nbsp;&raquo; au livre, aux <i>souvenirs pieux <\/i> d&rsquo;un fils, lesquels laisseront d\u00e9sormais un peu d&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 briller sur son nom.<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\"><strong>Michel Ducobu<\/strong> in <i>Reflets Wallonie-Bruxelles<\/i> Mars 2009 <\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<table>\n<tr bgcolor=\"#DED66B\">\n<td>\n<h6>Dominique Aguessy<\/h6>\n<p>Un ouvrage plein de tendresse pour la figure du p\u00e8re. Un ouvrage qui nous rend aussi \u00e9minemment sympathique la personne de Cl\u00e9mentine, la grand-m\u00e8re, si bien d\u00e9crite par touches successives tout au long de l\u2019ouvrage. C\u2019est aussi une restitution de l\u2019atmosph\u00e8re d\u2019\u00e9poque et des bouleversements au niveau des relations familiales et personnelles caus\u00e9s par les deux guerres mondiales. J\u2019ai lu ce livre avec beaucoup d\u2019empathie.<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\"><strong>Dominique Aguessy<\/strong><\/p>\n<\/tr>\n<\/td>\n<\/table>\n<table>\n<tr bgcolor=\"#fff\">\n<td>\n<h6>Sur le blog de Jean Botquin<\/h6>\n<p>Le livre de Jacques est \u00e0 la fois oeuvre d\u2019historien, enqu\u00eate \u00e0 allure polici\u00e8re, petit Da Vinci Code familial, d\u00e9codage de soci\u00e9t\u00e9. Il fait parler des phrases \u00e9crites il y a longtemps sur du papier jauni par le temps, et il les fait parler avec des accents de tendresse retenue qui bouleverse le lecteur \u00e0 maints endroits. Jacques dit de son livre que c\u2019est un r\u00e9cit de vie. Oui, si c\u2019est un r\u00e9cit qui raconte la vie de quelqu\u2019un, la vie de son p\u00e8re. Non, dans la mesure o\u00f9 son livre brosse une fresque familiale et sociale beaucoup plus large qui nous fait entrer dans la sph\u00e8re d\u2019un roman. En tout cas, peu importe la cat\u00e9gorie litt\u00e9raire dont il rel\u00e8ve; ce livre se lit d\u2019une traite, et, quand on arrive \u00e0 la postface qui cl\u00f4t le r\u00e9cit d\u2019une fa\u00e7on particuli\u00e8rement \u00e9mouvante, l\u2019envie vous prend de recommencer la lecture s\u00e9ance tenante, pour tirer des racines familiales de Jacques la quintessence vitale dont notre m\u00e9moire continuera \u00e0 se nourrir.<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\"><strong>Jean Botquin<\/strong><\/p>\n<\/tr>\n<\/td>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>France Bastia, pr\u00e9sidente de l&rsquo;Association des \u00e9crivains belges Il n&rsquo;y a pas tr\u00e8s longtemps, Jacques Goyens d\u00e9couvrait dans sa cave des lettres et des documents ayant appartenu \u00e0 son p\u00e8re &hellip; <a href=\"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/mon-pere-cet-inconnu\/mon-pere-cet-inconnu-critiques\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Mon p\u00e8re, cet inconnu<br \/> # critiques<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":226,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"footnotes":""},"class_list":["post-252","page","type-page","status-publish","hentry"],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/P5j3HX-44","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/252","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=252"}],"version-history":[{"count":7,"href":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/252\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":260,"href":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/252\/revisions\/260"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/226"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=252"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}