{"id":293,"date":"2014-10-25T14:29:08","date_gmt":"2014-10-25T12:29:08","guid":{"rendered":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/?page_id=293"},"modified":"2014-10-25T14:44:26","modified_gmt":"2014-10-25T12:44:26","slug":"insondable-enigme-critiques","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/insondable-enigme\/insondable-enigme-critiques\/","title":{"rendered":"L&rsquo;insondable \u00e9nigme<br \/># critiques"},"content":{"rendered":"<h6>In\u00e9dit Nouveau 2011 N\u00b0249<\/h6>\n<p>Apr\u00e8s un beau succ\u00e8s de \u00ab\u00a0Mon p\u00e8re, cet inconnu\u00a0\u00bb, un recueil de nouvelles, <b>L\u2019insondable \u00e9nigme<\/b>, reprend le th\u00e8me d\u00e9j\u00e0 trait\u00e9, mais sous des formes enti\u00e8rement diff\u00e9rentes. Ce n\u2019est plus cette fois le p\u00e8re et ce n\u2019est pas non plus la m\u00e8re de l\u2019auteur, mais la femme mythique, celle que nul n\u2019a jamais rencontr\u00e9e en fait, une sorte de r\u00eave. Mais ce r\u00eave, tous les hommes l\u2019ont fait et <b>Jacques Goyens<\/b> le sait bien, qui utilise toutes les h\u00e9ro\u00efnes possibles en \u00ab\u00a0incertitudes amoureuses\u00a0\u00bb, en \u00ab\u00a0portraits\u00a0\u00bb et dans une fausse postface, \u00ab\u00a0Dolorosa\u00a0\u00bb, apr\u00e8s une fausse introduction qui parle d\u2019autre chose, mais \u00e9claire parfaitement le projet de l\u2019auteur, encadr\u00e9 dans des faits divers dont l\u2019importance n\u2019appara\u00eet que dans une relecture pour le plaisir du style\u00a0: quelles femmes\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><b>Paul Van Melle<\/b><\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr bgcolor=\"#8C6BAD\">\n<td>\n<h6>Le Non-Dit n\u00b090 Janvier 2011 &#8211; L\u2019insondable \u00e9nigme et le cort\u00e8ge des \u00e9ph\u00e9m\u00e8res<\/h6>\n<p style=\"text-align: left;\">Nourri de culture classique, Jacques Goyens tente d\u2019\u00e9noncer la redoutable question qui affleure la plupart des hommes\u00a0: \u00ab\u00a0Comment nouer le fil rouge de la relation\u00a0?\u00a0\u00bb(\u2026)<br \/>\nLes \u00ab\u00a0tableaux\u00a0\u00bb et les \u00ab\u00a0mises en situation\u00a0\u00bb propos\u00e9s par l\u2019auteur ouvrent la voie. Sans anticiper sur la port\u00e9e de ces nouvelles, br\u00e8ves par d\u00e9finition, saluons chez Goyens une honn\u00eatet\u00e9 intellectuelle et une facult\u00e9 d\u2019analyse de bon aloi. C\u2019est bien au moraliste d\u00e9senchant\u00e9 que nous devons une galerie de portraits significatifs, attachants et sensibles, autant de r\u00e9cits habilement trouss\u00e9s qui laissent la porte grande ouverte \u00e0 toutes les incursions \u00e9trang\u00e8res. \u00ab\u00a0L\u2019homme qui aimait les femmes\u00a0\u00bb est tout pareil au lecteur de Charles Baudelaire\u00a0: \u00ab\u00a0mon semblable, mon fr\u00e8re\u00a0\u00bb\u2026<br \/>\nL\u2019homme que nous nous effor\u00e7ons d\u2019\u00eatre, est agit\u00e9 par un imp\u00e9rieux besoin d\u2019aimer et d\u2019\u00eatre ail\u00e9. Sensible, comme dans <b>DELPHINE<\/b>, \u00e0 la qualit\u00e9 d\u2019une relation <i>\u00ab\u00a0riche de tonalit\u00e9s affectives\u00a0\u00bb<\/i>, l\u2019amant, le chasseur, le \u00ab\u00a0d\u00e9sirant\u00a0\u00bb jet\u00e9, comme dans <b>CHARLOTTE<\/b>, <i>\u00ab\u00a0entre r\u00eave et r\u00e9alit\u00e9\u00a0\u00bb<\/i>, victime des guerres ant\u00e9rieures dont la compagne exhibe les stigmates, l\u2019homme pris au collet de l\u2019amour dans <b>DANIELLE<\/b>, jet\u00e9 au feu des passions contradictoires et destructrices\u00a0: <i>\u00ab\u00a0Non seulement il y tombe, mais il y va d\u2019un coeur joyeux, innocent comme l\u2019agneau que l\u2019on m\u00e8ne au sacrifice.\u00a0\u00bb<\/i> Ainsi nos vies travers\u00e9es par ces <i>\u00ab\u00a0h\u00e9ro\u00efnes diaboliques imagin\u00e9es par Barbey d\u2019Aurevilly.\u00a0\u00bb<\/i><br \/>\nDans <b>l\u2019insondable \u00e9nigme<\/b>, la nouvelle qui pr\u00eate son titre \u00e0 l\u2019ensemble, Goyens \u00e9voque le caract\u00e8re r\u00e9p\u00e9titif des situations affectives.(\u2026) Dans la foul\u00e9e du tr\u00e8s acad\u00e9mique La Bruy\u00e8re, Jacques Goyens tire la le\u00e7on (terrible et si souvent frustrante\u2026) d\u2019une rencontre avort\u00e9e dans sa construction m\u00eame, ou secr\u00e8tement invent\u00e9e par la femme qui, comme dans <b>ERYNNIE<\/b>, se venge de tr\u00e8s obscures frustrations\u00a0!<br \/>\nL\u2019\u00e9criture est fine, juste, fid\u00e8le \u00e0 une retenue naturelle. On sent que l\u2019auteur nous ferait volontiers visiter d\u2019autres galeries, d\u2019autres temps, d\u2019autres m\u00e9moires, mais le th\u00e8me r\u00e9current de l\u2019<i>\u00e9nigme<\/i> file doucement sa laine, nous visite et quelquefois nous absorbe.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><b>Michel Joiret<\/b><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h6>Nos Lettres n\u00b01 Janvier 2011<\/h6>\n<p>Peintre, Jacques Goyens eut \u00e9t\u00e9 impressionniste, et m\u00eame pointilliste\u00a0: pas de gros effets chers \u00e0 Soutine, pas de caricatures \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019Otto Dix. Non, des touches intimistes, des Renoir, des ambiances furtives o\u00f9 rien n\u2019est d\u00e9finitif ni grav\u00e9 dans le marbre.<br \/>\nEt pour cause, il s\u2019agit pour notre auteur d\u2019esquisser, pour mieux explorer et plus librement sans doute. Car la question est d\u2019importance, la plupart des hommes -et pas mal de femmes- en conviendront\u00a0: finalement, qu\u2019est-ce que l\u2019amour (vu par un homme)\u00a0?<br \/>\nQue sont les femmes, en d\u00e9finitive\u00a0? Question angoissante, si l\u2019on y r\u00e9fl\u00e9chit, et pour autant qu\u2019on les aime, les femmes (peut-\u00eatre devrais-je \u00e9crire LA femme\u00a0?) Que nous donnent-elles qu\u2019elles ne nous retirent parfois dans l\u2019instant\u00a0? Que croyons-nous (nous, hommes) savoir d\u2019elles, et comment nous orienter dans un tel labyrinthe\u00a0?<br \/>\nAlors, <i>L\u2019insondable \u00e9nigme\u00a0?<\/i> Un catalogue de cas r\u00e9els, une galerie de portraits typiques ou amusants\u00a0? Non point. Un livre de conseils\u00a0? De recettes\u00a0? Pas davantage. Pas plus qu\u2019une th\u00e8se sur le sujet. Mais des nouvelles qui fur\u00e8tent, ouvrent sur l\u2019une ou l\u2019autre piste, parfois sans issue.<br \/>\nA chaque rencontre, une possibilit\u00e9\u00a0: certaines ne vont pas plus loin qu\u2019elles-m\u00eames, sont barr\u00e9es d\u2019\u00e9pines, d\u2019humiliations, signes non \u00e9quivoques de manque de confiance en soi et donc en l\u2019homme.<br \/>\nD\u2019autres rencontres rach\u00e8tent les premi\u00e8res, heureusement serait-on tent\u00e9 de dire, s\u2019ouvrent sur la Carte du Tendre (on devrait plut\u00f4t \u00e9crire de Tendre) de Madeleine de Scud\u00e9ry, heureusement revisit\u00e9e\u00a0: l\u2019homme et la femme tels qu\u2019en eux-m\u00eames, y retrouvent leur r\u00f4le \u00e9ternel et leur couple nous emm\u00e8ne, loin.<br \/>\nLoin de la peur de faillir\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><b>Yves Caldor<\/b><\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr bgcolor=\"#8C6BAD\">\n<td>\n<h6>Reflets Wallonie-Bruxelles n\u00b026\u00a0D\u00e9cembre 2010<\/h6>\n<p>L\u2019homme qui aimait les femmes\u2026 Non, ce n\u2019est pas la faute \u00e0 Rohmer ou \u00e0 Truffaut , mais \u00e0 ce d\u00e9mon de midi qui taraude plus encore les v\u00e9t\u00e9rans d\u00e9soeuvr\u00e9s que les actifs \u00e9reint\u00e9s, au passage de jolies cr\u00e9atures perch\u00e9es sur de provocants talons\u2026 C\u2019est ce qui arrive encore, et avec son plus g\u00e9n\u00e9reux consentement, \u00e0 cet infatigable observateur qu\u2019est Jacques Goyens.<\/p>\n<div><\/div>\n<p>La moindre occasion, la rencontre la plus anodine, un simple regard et la plume se met en branle\u00a0: qui est-elle\u00a0? Que cache-t-elle\u00a0? Quelle est son histoire secr\u00e8te\u00a0? Que vais-je lui inventer comme double vie\u00a0? Et le d\u00e9fil\u00e9 passe en douceur et tout en \u00e9l\u00e9gance devant les yeux exalt\u00e9s de notre aimable<\/p>\n<div><i>voyeur<\/i><\/div>\n<p>(au sens premier du mot\u00a0: qui voit, qui regarde, qui devine au-del\u00e0 des parures et des sourires forc\u00e9s, des rides douloureuses, \u00e0 l\u2019ombre des m\u00e8ches coquines\u2026). L\u2019h\u00f4tesse d\u2019un g\u00eete perdu, une jeune beaut\u00e9 dans une chaise roulante, une app\u00e9tissante chevri\u00e8re, une robuste et taciturne sportive, deux craquantes serveuses, une Russe ou quelque rus\u00e9e de rencontre, une Lulu d\u00e9lur\u00e9e, une Charlotte languissante, une Annabelle compliqu\u00e9e\u2026 Toutes ont un myst\u00e8re, un jeu complexe dans leurs fines mains gant\u00e9es, un pouvoir de s\u00e9duction et de ravage qui n\u2019\u00e9pargne personne, elles en premier lieu\u2026 Valse-h\u00e9sitation en permanence\u2026 Insatisfaites chaque fois, incapables toutefois de retenir et de porter l\u2019autre \u00e0 son sommet, \u00e0 un pic de fid\u00e9lit\u00e9, o\u00f9 l\u2019homme pourrait se sentir rassur\u00e9 et fix\u00e9.<\/p>\n<div><\/div>\n<p>Cette \u00e9ternelle com\u00e9die des sentiments, que l\u2019on pratique partout, plus ou moins habilement, selon le degr\u00e9 d\u2019invention dont nous sommes capables, l\u2019auteur la fait sienne avec talent, usant d\u2019une \u00e9criture souple et plaisante, parfois distraite, mais bien pardonn\u00e9e par un lecteur qui se retrouve facilement dans chaque situation \u00e9voqu\u00e9e\u2026<\/p>\n<div><\/div>\n<p>Le recueil de portraits et de rencontres s\u2019ach\u00e8ve sur la vision pointue que l\u2019on attendait\u00a0: celle d\u2019une Salom\u00e9 de boutique de luxe, admirablement chauss\u00e9e d\u2019une paire de gondoles italiennes\u2026<\/p>\n<div><\/div>\n<p>Nous attendons d\u00e9sormais Goyens au balcon d\u2019un autre th\u00e9\u00e2tre, o\u00f9 seraient d\u00e9masqu\u00e9s quelques bourgeois trop convenables, cachant dans leurs poches recousues de magnifiques fouillis de fantasmes et d\u2019aventures secr\u00e8tes\u2026<\/p>\n<div><\/div>\n<div style=\"text-align: right;\"><b>Michel Ducobu<\/b><\/div>\n<div><\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>In\u00e9dit Nouveau 2011 N\u00b0249 Apr\u00e8s un beau succ\u00e8s de \u00ab\u00a0Mon p\u00e8re, cet inconnu\u00a0\u00bb, un recueil de nouvelles, L\u2019insondable \u00e9nigme, reprend le th\u00e8me d\u00e9j\u00e0 trait\u00e9, mais sous des formes enti\u00e8rement diff\u00e9rentes. &hellip; <a href=\"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/insondable-enigme\/insondable-enigme-critiques\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">L&rsquo;insondable \u00e9nigme<br \/># critiques<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":288,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"footnotes":""},"class_list":["post-293","page","type-page","status-publish","hentry"],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/P5j3HX-4J","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/293","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=293"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/293\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":300,"href":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/293\/revisions\/300"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/288"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.infoline.be\/jacques\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=293"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}